[L'objectif de cet article n'est pas de refaire un test précis et complet du jeu mais uniquement d'en redonner une "impression générale".]
Après 3 ans de gestation dans les studio d’Ubisoft, une nouvelle perle du jeu-vidéo s’apprêtait à sortir de l’ombre pour atterrir sur les étales de nos magasins préférés : Beyond Good & Evil, anciennement project BGE. Représentant mondial de la « french touch » de Michel Ancel, le titre fit dès les premières semaines l’unanimité chez les professionnels et les joueurs !

Dans ce dernier, vous incarnez Jade, jeune femme dynamique au franc parler qui n’est plus à prouver. Alors que vous profitiez paisiblement d’un sublime couché de soleil sur le territoire d’Hyllis, un étrange vaisseau, venu des cieux, s’écrase sur le générateur d’énergie de l’orphelinat dont vous aviez la charge. Après un rapide combat avec les pilotes de l’appareil et l’intervention de la brigade Alpha - « police » d’Hyllis - vous découvrez que l’accumulateur est maintenant hors d’usage, il faut le réparer…Pour ce faire, vous vous munissez de votre meilleur outil : l’appareil photo. En effet, dans un premier temps, votre tâche sera de prendre des clichés pour le compte de la science, cette implication sera bien évidemment rémunérée. Au cours de ces différentes missions, Jade se rend progressivement compte que la brigade Alpha, officiellement chargée de la protection des citoyens, a des agissements bien étranges…

Voilà pour l’ébauche du scénario, qui se révèlera tout au long de l’aventure prenant et riche en rebondissements, ces derniers ne cesseront d’ailleurs de nous garder en haleine. Mais si l’histoire de BGE est un véritable succès, cette dernière est tout sauf l’unique atout de ce titre : bien au contraire ! En effet, le soft développé de main de maître par Michel Ancel nous offre avant tout une richesse extraordinaire quant à son monde. Un univers peuplé de nombreuses créatures et bercé dans une poésie graphique ensorcelante. Le tout est saupoudré d’une bande sonore qui n’a rien à envier aux grosses production du genre qui peuvent profiter de compositeurs tels que Harry Gregson Williams ou Nobuo Uematsu.
Autre intérêt du jeu : le gameplay. Ce dernier, loin de se cantonner à un seul genre les balayes tous ! Une alternance riche et savamment pensée d’action, de plate-forme, d’infiltration (appareil photo majoritairement), de courses (overcraft)…

Il est, à vrai dire, une tâche très ardue de décrire ce jeu, de faire une description objective et concise tant le titre nous émerveille et nous émois. Nous sommes plutôt tentés de laisser tout ces souvenirs magiques ressortir et nous emporter de nouveau, comme ils l’avaient fait lors de la découverte en 2003. Beyond Good & Evil est un jeu magnifique, royal figure du savoir français en la matière et du maestro de M. Ancel. Une œuvre incontournable pour tout possesseur d’une PS2 ou d’un PC. Malheureusement, alors que toutes les critiques ne cessaient de le plébisciter, à juste titre, le soft ne fit qu’un timide succès commercial. C’est à mon avis l’une de mes plus grosses déceptions de ces cinq dernières années, voir tant de talent et de créativité si peu encouragés et remerciés.